« Les salariés les plus fragiles, priorité du nouveau plan santé au travail »
Les Echos
Les Echos consacre une page à la présentation par le ministre du Travail Xavier Darcos, du nouveau plan santé au travail. « les salariés les plus fragiles » en sont la « priorité ».
« les salariés des entreprises de moins de 50 salariés, et a fortiori des TPE, ou encore les salariés des services à la personne, sont beaucoup moins, voire pas protégés du tout, d'autant que si leurs employeurs ne sont pas forcément outillés pour organiser la prévention, eux sont rarement organisés pour la réclamer ».
Les Echos cite le cas des garages, « où les risques de cancers professionnels sont importants du fait de l'exposition aux hydrocarbures ou à l'amiante ».
« Les précaires, saisonniers ou les salariés d'entreprises sous-traitantes sont aussi trop souvent oubliés, les problèmes réguliers de surexposition aux radiations dans le nucléaire l'illustrent », poursuit le journal.
Le quotidien remarque toutefois que « le plan santé au travail reste timide sur ce sujet. Il prévoit certes de «moderniser la réglementation pour les jeunes au travail», [...] de «renforcer le contrôle des travaux interdits aux CDD et intérimaires» saisonniers ».
« Mais il se contente de programmer «des études permettant d'identifier les déterminants de la suraccidentabilité des nouveaux embauchés» », note Les Echos.
Le journal indique en outre que « le plan cible des risques et des secteurs prioritaires » comme le risque chimique, les troubles musculo-squelettiques ou encore les risques psychosociaux, « avec notamment l'obligation de conclure un accord sur le sujet dans les entreprises de plus de 1.000 salariés ».
Xavier Darcos déclare qu’« il faut tout d'abord renforcer les synergies entre tous les intervenants sur la question de la santé au travail. […] Je souhaite élargir les missions des services de santé au travail au suivi des expositions professionnelles et à la veille sanitaire ».
« Le second axe est de développer les outils de suivi et de mieux recenser les bonnes pratiques pour aider les entreprises. Le troisième axe est le renforcement des démarches de prévention dans les entreprises, avec par exemple des mesures de la qualité de l'air quand c'est nécessaire », ajoute le ministre du Travail.
A propos d’une réforme de la médecine du travail, le ministre indique en outre avoir « pris en compte la pénurie actuelle de médecins du travail : les deux tiers ont plus de 50 ans et la profession n'attire pas assez de jeunes. Pour répondre à cette situation, je souhaite développer les incitations et les passerelles avec la médecine générale ».
article extrait de la rev de presse mediscoop
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